Org Mode, GNU Guix et Mattermost, entre autres projets, participeront au hackathon de la FSF
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La FSF fait campagne pour la liberté du logiciel depuis quarante ans et célèbre son anniversaire avec différentes festivités qui se tiendront tout au long de l'année 2025. L'une d'elles est un hackathon virtuel destiné à faire progresser des projets importants de logiciel libre.
Les hackathons sont des événements festifs qui rassemblent des personnes ayant différents niveaux d'expertise pour contribuer à un projet, résoudre un problème spécifique ou essayer d'atteindre une étape particulière. Alors que les hackathons se sont développés dans des milieux de programmation, le terme « hacking » a un sens bien plus large et peut décrire l'exploration ludique astucieuse et la résolution de problèmes dans n'importe quel domaine.
Le hackathon FSF40 se concentrera sur des logiciels GNU importants comme Org Mode, GNU Guix et GNU Boot, et proposera de nombreuses tâches aux programmeurs et aux non-programmeurs. Ce hackathon mettra aussi en avant des projets remarquables mais moins connus comme Lewa, une plateforme interactive d'apprentissage pour les systèmes d'écriture africains et Don't track bugs: track valuable discussions, un outil facilitant le suivi par les contributeurs des bogues, correctifs, demandes d'amélioration et autres discussions pertinentes sur les listes de diffusion.
Projets participants
Voici une liste provisoire des projets qui ont déclaré qu'ils participeraient au hackathon FSF40 :
- Don't track bugs: track valuable discussions, un outil facilitant le suivi par les contributeurs des bogues, correctifs, demandes d'amélioration et autres discussions pertinentes sur les listes de diffusion ;
- le Répertoire du logiciel libre, catalogue de logiciels libres géré par la FSF ;
- GNU Boot, une distribution de logiciels d'amorçage qui peuvent remplacer leurs homologues non libres (BIOS ou UEFI par exemple) sur certains ordinateurs ;
- GNU Guix, un gestionnaire de paquets reproductibles ;
- Lewa, une plateforme interactive d'apprentissage pour les systèmes d'écriture africains ;
- LibreVR, un projet qui porte sur des jeux éthiques pouvant remplacer des jeux non libres de réalité virtuelle ;
- op-mattermost, intégration d'OpenProject à Mattermost ;
- Org Mode, le gestionnaire et organiseur de notes de GNU Emacs.
Zoë Kooyman, directrice exécutive de la FSF, est heureuse de voir des projets de logiciel libre importants participer au hackathon. Interrogée sur les candidatures, elle a répondu : « Nous voudrions remercier tous les responsables de projets qui en assurent la pérennité, souvent en consacrant une grande partie de leur temps libre au développement de leurs programmes. Nous avons hâte de travailler ensemble sur ces projets au cours du hackathon. » Greg Farough, responsable de l'équipe des campagnes de la FSF, a ajouté : « Avec ce hackathon, nous voulons mettre en lumière le travail indispensable et difficile que les hackers de logiciel libre effectuent en coulisses, souvent sans être suffisamment reconnus ni valorisés. »
Miriam Bastian, responsable des programmes, a souligné que les participants (NdT) au hackathon n'ont pas besoin d'être développeurs puisqu'il y aura des tâches pour tous types d'intérêts et tous niveaux d'expérience. Outre l'avancement des projets participants, le but de ce hackathon est que les participants apprennent les uns des autres, acquièrent des compétences ou les aiguisent. L'addition de rubriques au Répertoire du logiciel libre, par exemple, est un exercice qui approfondira leur compréhension des licences et de la manière de codifier la liberté du logiciel. GNU Boot et op-mattermost recherchent activement des non-développeurs pour aider à écrire et améliorer de la documentation qui soit compréhensible de tous. Miriam Bastian a conclu : « Nous espérons attirer un large éventail de personnes, parmi lesquelles des non-programmeurs, des hackers expérimentés, des défenseurs aguerris du logiciel libre et des développeurs de logiciel privateur qui veulent s'impliquer dans le logiciel libre. »
NdT : nous n'utilisons pas l'écriture inclusive pour ne pas alourdir le texte, mais il est évident que les participantes au hackathon sont plus que bienvenues, elles sont ardemment souhaitées !
Si vous avez l'une des compétences suivantes, votre expérience sera très utile à ces projets :
- une connaissance de base de JavaScript, Node.js, Mocka, Chai et Sinon est idéale pour op-mattermost ;
- des compétences de base en Python et en développement web pour Lewa ;
- l'expérience du bidouillage en Lisp d'Emacs pour OrgMode ;
- la connaissance du matériel informatique à monter soi-même est bienvenue mais non nécessaire pour LibreVR.
Participation
La FSF ouvre également l'inscription générale des personnes participant au hackathon.
Vous pouvez vous inscrire ici pour participer au hackathon virtuel FSF40.
Les participants au hackathon peuvent être des personnes isolées ou des équipes composées de quatre membres au plus. Si une personne veut constituer une équipe, elle peut indiquer sur le canal IRC #fsf-hackathon de Libera.chat qu'elle cherche des équipiers pour collaborer à l'un des projets.
Au moment de l'inscription, les participants devront indiquer s'ils préfèrent rester isolés ou faire équipe et spécifier un ou deux projets auxquels ils souhaitent contribuer.
L'inscription est gratuite, mais les dons sont encouragés. Ils financeront le travail de la FSF ainsi que le système d'exploitation GNU, qui est parrainé par la FSF. On peut aussi choisir de faire un don à GNU Guix via le fond Working Together for Free Software (Travaillons ensemble pour le logiciel libre).
Des prix seront attribués aux participants pour qui c'est la première contribution à un logiciel libre et à une équipe comprenant au moins un nouveau contributeur au logiciel libre, ainsi qu'à des équipes faisant preuve de diversité et d'inclusion. En outre, un jury décernera un prix à la contribution la plus significative faite au cours du hackathon.
La FSF annonce également qu'elle remettra à chaque hacker un certificat reconnaissant le travail effectué au cours du hackathon. Ce certificat pourra servir de référence précieuse pour des demandes d'emploi.
La FSF encourage les contributions aux projets de logiciel libre tout au long de l'année, mais souligne que d'après les conditions générales du hackathon, seul le travail accompli entre le 21 novembre à 10:00 EST (15:00 UTC) et le 23 novembre à 10:00 EST (15:00 UTC) sera pris en compte pour les récompenses. Les personnes qui devront travailler sur leurs propositions dans des fuseaux horaires décalés peuvent demander une exception au moment de l'inscription.
Tout code faisant partie d'une contribution au hackathon doit être du logiciel libre et ne peut être produit qu'avec du logiciel libre.
Parrainage
En parrainant le hackathon, les entreprises et organisations peuvent améliorer leur image auprès des participants et présenter leur marque aux plus de deux millions de visiteurs uniques qui consultent chaque année fsf.org. Les opportunités de parrainage et de souscription sont présentées dans le prospectus de parrainage de FSF40 ou dans le feuillet d'information.
Bénévolat
La FSF cherche des bénévoles pour modérer les canaux du hackathon. Les personnes intéressées peuvent écrire à resources@fsf.org.
Passez le mot
Vous pouvez partager ce qui concerne le hackathon FSF40 sur votre plateforme de microblogage favorite avec le hashtag #HackFSF40. Invitez vos amis et votre famille à vous rejoindre à cet évènement.
FSF40
Le hackathon n'est que l'une des nombreuses initiatives entourant le quarantième anniversaire de la FSF. Visitez fsf.org/fsf40 pour savoir ce qui se passe d'autre cette année.
À propos de la Free Software Foundation
Fondée en 1985, la Free Software Foundation se consacre à la promotion des droits des utilisateurs d'ordinateurs : utilisation, copie, modification et redistribution des programmes informatiques. Elle assure la promotion du développement et de l'usage des logiciels libres – en particulier du système d'exploitation GNU et de ses différentes variantes GNU/Linux – ainsi que de la documentation libre associée. De plus, la FSF fait un travail de sensibilisation aux problèmes éthiques et politiques liés à la liberté d'utiliser le logiciel. Sur ses sites web, https://www.fsf.org et https://www.gnu.org, vous trouverez une information abondante sur le système GNU/Linux. On peut faire des dons pour financer le travail de la FSF sur https://donate.fsf.org.
CONTACT PRESSE
Miriam Bastian
Program Manager
Free Software Foundation
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